Golok Gabde, ville du Tibet de l'Est, est devenue une ville Orwellienne depuis le 15 mars : dans le centre de la ville, sur un grand écran, les habitants peuvent voir le film de propagande contre les auto-immolations tout au long de la journée. Toutes autres sources d'informations sont coupées: on empêche la population locale d'accéder aux médias et d'obtenir des nouvelles du monde extérieur. Toutes les lignes de téléphones et d'internet sont coupées. Les habitants qui sortent de la maison sont interrogés par la police, qui couvre toute la ville, sur les raisons de leurs déplacements. A cinq heures d'après-midi, l'heure de la sortie des bureaux, il n'a personne dans le centre ville de 20.000 habitants. Seuls les employés du gouvernement chinois se rendent encore régulièrement au travail. Les Tibétains évitent d'aller travailler et n'envoient plus leurs enfants à l'école.
Ces mesures d'apartheid sont prises par les autorités chinoises après l'arrestation du moine Tritsen, qui a écrit le livre sur les raisons d'auto-immolations au Tibet. Son monastère, Tonkyab, est soumis aux interrogatoires, expulsions des moines et l'interdiction de sortir pour ceux qui ne sont pas expulsés.

Commenter cet article