Poursuite des restrictions sur les médias étrangers au Tibet Le 10 Mars, des antennes paraboliques ont été démantelées au monastère Labrang Tashi kyil en Amdo, au Tibet oriental. L’administration du monastère a été condamnée à brûler leurs antennes paraboliques, puis à les remplacer par des nouveaux récepteurs, qui ne reçoivent que des programmes contrôlés par l'État, bloquant ainsi l’accès aux médias internationaux. Ces nouveaux récepteurs sont équipés d'un enregistreur automatique et d’une caméra, qui sont utilisés comme dispositif de surveillance par le bureau gouvernemental chinois du contrôle de la télévision. Si des expressions comme "Tibet libre" ou "Sa Sainteté le Dalaï Lama" sont détectées par cet appareil, les fonctionnaires sont alertés et les coupables sanctionnés. En janvier 2013, les autorités chinoises ont déjà confisqué les récepteurs par satellite dans 300 monastères dans la province voisine, Chinghai. Le décret publié le 24 décembre 2012 par les autorités de Chinghai a fixé des fortes amendes pour ceux qui utiliseraient des récepteurs «illégaux». Il est devenu illégal pour les Tibétains de regarder la télévision ou d’écouter la radio du monde extérieur, les seuls canaux à leur disposition sont ceux de la propagande chinoise. Selon le Parti communiste, qui a prononcé un discours en janvier 2013 à ce sujet, il s’agit d'un effort du gouvernement pour que les Tibétains arrêtent de regarder et d'écouter des émissions étrangères, qui encouragent les menaces contre la sécurité de l’Etat.

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